Le Syndicat a la responsabilité de deux services : l’eau potable et l’assainissement collectif.
L’EAU POTABLE:
Pour assurer une partie de ce service, le syndicat a fait appel, par contrat d’une durée déterminée de 12 ans, à un délégataire : La SAUR.
Chaque collectivité choisit son mode de fonctionnement. C’est ainsi que pour Alvignac/Montvalent, la délégation ne porte que sur la production, la distribution et la commercialisation de l’eau. De ce fait, le Syndicat assure la gestion des investissements nouveaux et les travaux d’extension de réseau.
Le contrat nous liant à la SAUR se termine fin 2009, d’où la nécessité d’engager d’ores et déjà la procédure de renouvellement. Cette opération dite « de délégation de service public » est très lourde, justifiant de faire appel à une aide extérieure pour la mener à bien. Les délégués prévoient de s’adjoindre les services de la DDEA (service de l’État, Direction Départementale de l’Équipement et de l’Agriculture). La décision sera prise prochainement.
Cette partie administrative mise à part, les services communaux assureront les extensions de réseau dans les mêmes conditions que les années précédentes.
Un des rôles primordiaux du Syndicat est de s’assurer de la qualité de l’eau mise en distribution. Pour ce faire, de nombreuses analyses sont effectuées par les services de Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales. Les résultats de ces analyses sont affichés en mairie. A titre d’information, vous trouverez ci-après le bilan de la qualité de l’eau distribuée en 2007 sur le territoire du Syndicat Alvignac/Montvalent.
ANALYSES:
Le contrôle sanitaire est assuré par la DDASS. La fréquence annuelle des divers types d’analyses dépend du nombre d’habitants desservis. En cas de dépassement des normes, l’exploitant est systématiquement averti pour qu’il puisse mettre en place au plus vite les mesures correctives.
L’ASSAINISSEMENT.
Contrairement au service de l’eau potable, le syndicat a conservé la gestion de l’assainissement comprenant la surveillance, l’entretien et l’extension des réseaux et, plus important, l’épuration des eaux usées avant rejet dans le milieu naturel accompagnée du traitement des boues résiduelles.

Notre nouvelle station d’épuration est opérationnelle depuis maintenant un an. Elle remplace, après 34 années de bons et loyaux services l’ancienne installation rasée à présent. Quelques semaines de « rodage » ont été nécessaires, mais aujourd’hui, les réglages se sont affinés et cet investissement de 1.275.000€, (le plus lourd qu’ait jamais connu Alvignac!) peut donner son plein rendement. Mais que se cache-t-il derrière cette machinerie et ces blocs de béton? Afin de la connaître un peu mieux et d’appréhender son fonctionnement, voici quelques explications:
1- Le premier filtre est un dégrilleur manuel appelé également « piège à cailloux ». C’est ici qu’arrivent toutes les eaux usées d’Alvignac. Il est nettoyé journalièrement car colmaté par de trop nombreuses lingettes nettoyantes jetées bien à tort dans les cuvettes des WC !!!
2- Depuis ce local technique est commandé toute la machinerie, les pompes de relevage, et autre matériel pneumatique, horloges, etc.
3- Après être passées dans le premier poste de relevage, les eaux usées subissent un prétraitement. C’est une filtration dans un tamis rotatif, lui aussi régulièrement nettoyé.
4- Après ces deux filtrations, les eaux usées se déversent dans un bassin tampon d’une capacité de 500m3. Un système d’agitateur (un hydro-éjecteur) brasse le mélange. Les matières organiques se déposent dans la partie basse du bassin. Si le cas se présente (en cas de pluie par exemple) l’excédent d’eau pluviale se retrouve naturellement en haut du bassin et repart dans le ruisseau voisin. Les boues issues de ce prétraitement sont pompées et dirigées vers le deuxième bassin.
5-Nous arrivons à présent dans un réservoir de 750m3 baptisé « cellule SBR ». Ici s’effectue le traitement biologique. Tout au fond du bassin sont disposées des rampes d’oxygénation qui se déclenchent à intervalles réguliers. Peu à peu, comme dans le premier bassin, les matières en suspension dans le liquide viennent se déposer au fond de la cuve. L’eau industrielle (impropre à la consommation mais sans danger pour l’environnement) est l’eau qui se retrouve là aussi dans la partie supérieure du bassin. Elle est pompée et évacuée dans le ruisseau. Elle sert également aux besoins de la station pour l’entretien et le lavage du matériel.
6-Ces retenues sont des lits à roseaux, au nombre de six, ils sont utilisés à tour de rôle. Effectivement, les boues de la cellule SBR, dès qu’elles atteignent un certain niveau, sont pompées et envoyées vers ces bassins de traitement. Des centaines de pieds de roseaux y sont plantés. Sous l’action du vent le mouvement de ces plantes favorise l’aération des boues. Lorsque les bassins seront pleins, la matière organique sera prélevée et répandue sur des terrains agricoles désignés.
Construite par la société MSE, cette station d’épuration est prévue pour 3000 équivalents/habitants et est gérée par le Syndicat des Eaux Alvignac/Montvalent. Elle a un débit moyen horaire de 12.9m3/heure, mais peut grimper jusqu'à 134.7 m3/heure par temps de pluie !